Les irresponsables de l’OpinionGate

par Observatoire des sondages

Anticor, association de lutte contre la corruption avait déposé une plainte visant la convention passée sans appel d’offres entre Publifact, société de Patrick Buisson, et l’Elysée. Le Parquet vient de classer la plainte sans suite (document de la décision dans son intégralité ). Sans surprise quand on sait que ce dernier est aux ordres du garde des Sceaux et donc du président de la République. L’Elysée a tenu la plume du vice-procureur si l’on en juge par certaines tournures stylistiques : ainsi apprend-on que la Cour des comptes « paraît » avoir reproché les infractions au code des marchés publics et que le contrat a été signé au regard des « compétences » de « l’animateur » de Publifact, désignation fort peu juridique dont le flou reprend le flou dont M. Patrick Buisson a recouvert son statut dans sa société. Sans doute ce degré de soumission inscrit dans les mots peut-il étonner.

Ce n’est encore rien au regard des motifs du classement sans suite. Le vice-procureur, chargé des affaires financières, du Parquet du tribunal de grande instance de Paris étend en effet l’irresponsabilité pénale du président de la République au-delà de l’interprétation antérieure des textes invoqués. A partir de la « transposition » de la situation des directeurs de cabinet des ministres, l’ancienne directrice de cabinet de l’Elysée, Emmanuelle Mignon, ne pourrait être poursuivie pour « délit de favoritisme » parce qu’elle signé la convention entre l’Elysée et Publifact. De manière définitive, apprenons-nous par la même occasion, c’est-à-dire au-delà même du mandat présidentiel.

Ces motifs laisseront les juristes interloqués. Est-ce si important alors qu’on observe chaque jour le pouvoir politique se moquer du droit ? Il faut abandonner toute illusion. Et tirer les conséquences logiques du classement sans suite :

– On se demande quel était le sens des observations de la Cour des comptes puisqu’elle n’obligeait nullement la présidence de la République à respecter les règles de droit.

On se demande jusqu’où va l’irresponsabilité ? L’impunité évidemment mais si loin. Elle ne concerne forcément pas la seule fonction de direction de cabinet de l’Elysée. Mais qui encore ? Assurément le directeur adjoint, le chef de cabinet, le chef adjoint, et qui encore ? Les conseillers ? Cela peut aller très loin.

L’irresponsabilité pénale s’applique en tout cas indirectement puisque le co-contractant est lui-même irresponsable « de manière logique et cohérente », selon le Parquet. Cette irresponsabilité soulève un autre grave problème. On se souvient que M. Patrick Buisson a assigné pour diffamation publique, pour des propos tenus sur son contrat avec la Présidence, le journal Marianne, puis le journal Libération et l’universitaire Alain Garrigou. Dans ce dernier cas, l’audience aura lieu le 22 novembre 2010. On aura alors peut-être la réponse à cette question : comment une personne pénalement irresponsable peut-elle poursuivre en justice une personne pour des propos tenus sur les faits dont il est interdit de juger puisqu’elle en est irresponsable ?

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Patrick Buisson contre Patrick Buisson

Quand Patrick Buisson critiquait les sondages

(cliquer sur l’image pour télécharger l’intégralité de l’article en version PDF)

Minute, 26 novembre - 2 décembre 1980

Quand Patrick Buisson critiquait la commission des sondages

(Cliquer sur l’image pour l’agrandir)

Minute, 29 avril-5 mai 1981



Sondages de l’Elysée : les médias évitent le tribunal

Sondages de l’Elysée : les médias évitent le tribunal

Philippe Cohen – Marianne | Dimanche 7 Février 2010 à 13:01

Journal des Mariannautes. Marianne2 a rendu compte cette semaine des ennuis judiciaires provoqués par la publication de ses enquêtes sur les sondages de l’Elysée dans l’hebdomadaire et sur le site. Les Mariannautes ont mieux réagi que les confrères.

Chers Mariannautes,
Cette semaine nous n’évoquerons pas, exceptionnellement, les articles qui ont provoqué le plus de commentaires. Vous avez été très nombreux à débattre de la candidate voilée du NPA. Nombreux encore à déplorer le score flatteur de Nicolas Sarkozy dans le sondage CSA-Marianne, à critiquer l’hypothèse d’un DSK nouveau leader de l’opposition, ou encore à vous en prendre au recours au sondages à proprement parler, qui n’est pourtant pas nouveau dans notre hebdomadaire.
Non, cette semaine, nous allons nous concentrer, exceptionnellement, sur les tribulations judiciaires de Marianne qui comparaissait cette semaine à deux reprises devant la XVII° Chambre du tribunal de Paris pour enquête et plusieurs articles sur les sondages de l’Elysée publiée cet été. A cette occasion, la plupart des médias, du Monde à Libération en passant par Rue89, Mediapart, et bien d’autres, avaient repris, comme Marianne2 et Marianne, l’enquête de la Cour des Comptes. La plupart, comme les journalistes de Marianne, ont prolongé l’enquête en s’efforçant de comprendre ce que recouvraient, en terme de prestations, les factures exorbitantes, disait le rapport de la Cour des Comptes, acquittées par l’Elysée au cabinet Publifact.

La seule originalité de Marianne avait été de mettre le paquet – au total six de nos journalistes ont été assignés dans ces deux procès – sur cette enquête qui nous semblait emblématique du fonctionnement du régime sarkozyste et d’analyser en profondeur ce qui nous paraissait être une véritable machine de propagande : le triangle informationnel constitué par Publifact, Opinon Way et le Figaro. C’est sur ce thème que nous avions construit la une de Marianne du 25 juillet. Et c’est cette enquête qui s’est trouvée attaquée de façon convergente, quoique séparée, par Patrick Buisson et Publifact d’une part et Hugues Cazenave et l’Institut Opinion Way d’autre part.

Nous étions donc fondés à penser que les procès de Patrick Buisson et d’Opinion Way, qui exigeaient pour plus de 400 000 euros de dommages et intérêts, ne concernaient pas que les intérêts de Marianne. Or, que s’est-il passé devant la XVII° Chambre cette semaine ? Aucun des grands médias papier ou Internet, excepté l’express.fr, et l’AFP mardi 28 janvier, n’était présent. Même Libération, qui est pourtant assigné par Patrick Buisson pour le même type d’enquête, n’a pas jugé utile de faire un compte rendu de cette audience. Pire : Rue89 se permet, la même semaine, de donner la parole à un intellectuel qui traite Marianne de « feuille réactionnaire ».

Donc, nos confrères nous ont déçu. Leur absence n’est peut-être qu’une coïncidence : tous les journalistes sont soumis à de nombreuses sollicitations. Nous ne voulons pas croire que c’est notre habitude de critiquer régulièrement et, en général, sur le fond, nos confrères et les médias en général. La polémique publique fait partie du débat démocratique.
Ce qui est sûr en revanche c’est qu’en désertant le tribunal, nos confrères ne sont privés d’information parfois précieuses dont nous rendrons compte prochainement concernant le travail de M. Patrick Buisson et l’institut Opinion Way.

Passons. Nous avons choisi cette semaine de publier les réactions de Mariannautes qui, de leur côté, se sont montrés solidaires de nos tribulations judiciaires.
SUD OUEST : « Heureusement que la Cour des Comptes existe, malgré que ses rapports soit, semble t’il, plus consultatifs qu’exécutoire et c’est bien dommage.
Hélas, M. Philippe SEGUIN n’est plus de ce monde car il aurait très certainement hurler de voir de tels abus et l’argent foutu par les fenêtres.
Longue vie à la Cour des Comptes et à Marianne.
»
C’est aussi l’avis de Badboy : « Pourquoi lBuisson et Opinionways n’attaquent-ils pas directement la Cour des comptes, qui est à l’origine de la prétendue « diffamation »?»

Estienne préfère en rire : « Elevons le débat , voici le droit de réponse d’Opinione ouais :  » c’est pas vrai que c’est Nicolas qu’a d’mandé le sondage et pis que quand j’lai vendu à Figaro ben c’est pas pareil, et pis que Marianne y s’moque de moi, je vais le dire à la maîtresse »
Y’a plus qu’à voir si le juge vas gronder ou pas
»
Quant à Dominique de V, il ne s’est pas départi de sa sollenité habituelle : « Chère Marianne,
Faites confiance à la justice de la République.
»
Le mot de la fin pour hector le castor :

hector le castor : la vérité coûte cher

1 – s’ils ont insisté sur le côté « insultant » cela veut dire que c’est plutôt de l’injure. Une porte ne pouvant être à la fois ouverte ET fermée comme dirait Eolas, l’accusation doit choisir entre injure OU diffamation.
2 – la diffamation c’est un fait précis, qui ne laisse pas de place au doute (sinon ça serait de l’injure). Il faut que la défense n’ai aucun doute sur ce qui lui est reproché sinon elle ne serait pas en capacité de faire valoir son exception de vérité. Si le procureur indique qu’il n’y a qu’un article (sur le nombre) qui peut être mis en cause, c’est que l’accusation en a choisi trop, rendant ainsi impossible le travail de la défense. Une citation qui n’est pas assez précise ne peut pas établir une diffamation, en toute hypothèse.
3 – première idée contre intuitive : on peut dire la vérité et se retrouver devant un tribunal (si vous prouvez que c’est vrai vous serez relaxé : exception de vérité)
4 – deuxième idée contre intuitive : on peut dire des choses fausses mais s’en sortir malgré tout (exception de bonne foi)
5 -dernière idée contre intuitive : même si vous prouvez que vous avez dit la vérité, vous en serez sûrement de votre poche (frais d’avocats en milliers d’euros + temps des procédures.

A LIRE

Sondages élyséens: le tribunal remplace le Parlement

Sondages élyséens: le tribunal remplace le Parlement

Gérald Andrieu – Marianne | Mardi 2 Février 2010 à 05:01

L’affaire des enquêtes d’opinion payées par l’Elysée n’aura finalement pas droit de cité à l’Assemblée nationale, malgré les efforts des socialistes pour décrocher une commission d’enquête. C’est donc devant la justice que l’on en saura plus: OpinionWay et Patrick Buisson ont en effet attaqué Marianne. Procès aujourd’hui et vendredi…

Le rapport de la Cour des comptes rendu public en juillet dernier n’y allait pas par quatre chemins. Ce qu’il révélait tenait en cinq points troublants :

1) La Présidence a versé près d’1,5 million d’euros à un cabinet d’études chargé de jouer les intermédiaires entre l’Elysée et des instituts de sondages.
2) Le partenariat qui liait l’Elysée et ce cabinet s’était fait sur la base d’une simple convention sans passer par la procédure pourtant obligatoire d’appel d’offre.
3) Cette convention (qui tenait sur une maigre page !) donnait tout pouvoir à ce cabinet : il « sera chargé de juger de l’opportunité, dans le temps et dans les thèmes, des sondages ou études d’opinion dont il confiera l’exécution aux instituts spécialisés de son choix, sur la base d’une facturation ponctuelle incluant la rémunération par [le cabinet] de ses sous-traitants techniques ».
4) Ce cabinet était, d’après la Cour des comptes, « un client du “Politoscope”, enquête grand public “omnibus” réalisée par l’institut OpinonWay, dont les résultats sont publiés par Le Figaro et LCI ». Ce que s’est empressé de nier OpinionWay.
5) La Cour des comptes soulevait un autre problème : sur les 35 études facturées par ce mystérieux cabinet, au moins 15 avaient fini dans les médias.
Depuis, les informations se sont faites plus précises. Le nom du cabinet — révélé par Marianne2 — est désormais connu de tous : il s’agit de Publifact dirigé par Patrick Buisson, le conseiller ès sondages de Nicolas Sarkozy.
Mais malgré tout cela, il n’y aurait pas d’affaire des sondages élyséens ! Les députés, en tout cas, n’en débattront pas publiquement puisqu’il n’y aura pas d’enquête parlementaire sur le sujet. Ce n’est pourtant pas faute pour le groupe PS à l’Assemblée nationale d’avoir essayé. À plusieurs reprises même. Mais à chaque fois la majorité est parvenue à faire capoter l’initiative ou à en réduire le champ de compétence grâce au nouveau règlement intérieur de l’Assemblée. Un nouveau règlement issu de la réforme constitutionnel de Nicolas Sarkozy et qui est « fait de telle manière », explique-t-on côté socialiste, « qu’il fait s’abattre une chape de plomb » sur le Palais bourbon.

Il n’empêche, dans les rangs des députés PS, on explique « ne pas renoncer » et n’avoir « retirer de l’ordre du jour » la dite demande de création de commission d’enquête que « temporairement ». Il est pourtant peu probable qu’elle revienne sur le tapis. Reste une autre solution : passer par la Commission des finances. Mais la décision serait « à la discrétion de son président ». Et quand bien même aurait-elle lieu, elle ne permettrait d’aborder que la partie financière et économique du dossier. Quid alors du reste de l’affaire ?

Pour le reste, c’est peut-être finalement demain et vendredi, devant la 17e Chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance de Paris, que l’on en apprendra plus. OpinionWay et Patrick Buisson ont en effet décidé d’attaquer Marianne et Marianne2.fr à qui ils réclament plusieurs centaines de milliers d’euros. Patrick Buisson et les responsables d’OpinionWay considèrent-ils qu’ils n’ont pas assez gagné d’argent avec l’Elysée ? Ils ont décidé en tout cas de frapper à la caisse, le nerf de la guerre… Mais ces deux procès auront au moins un mérite : débattre tout haut de cette affaire sur laquelle le camp présidentiel semble ne surtout pas vouloir revenir. Et qui sait : les audiences permettront peut-être de lever un peu plus encore le voile sur les relations Elysée – Publifact – OpinionWay – Le FigaroLCI

Cursus, travaux et publications d’Alain Garrigou

Alain Garrigou : Résumé d’activités (2006-2008)

Enseignements : J’effectue à l’université de Paris X Nanterre un service partagé entre cours magistraux de licence de droit et de science politique ( le cours classique sur l’analyse de la politique en France et l’autre sur la sociologie de la guerre dans le cadre d’un cours de sociologie des relations internationales) et des séminaires de masters (un séminaire sur la politisation, un séminaire sur le commentaire électoral et un autre sur le risque sanitaire).

Recherches : mon activité est aujourd’hui très largement tournée vers l’écriture parce que j’ai entrepris de publier les travaux issus de mes enseignements. Ainsi ai-je signé un contrat pour publier mon cours de politique française l’an prochain. Par ailleurs, des manuscrits vont être publiés prochainement à partir d’enquêtes qui ont occupé mes recherches depuis plus de dix ans. Il s’agit de livres écrits que je n’ai pas publié pour des raisons contingentes comme une histoire de l’héroïsme civique (Mourir pour des idées) et aussi des travaux nouveaux reposant sur des enquêtes passées et en cours.

Valorisation de la recherche : j’ai développé une activité médiatique dans laquelle je veille à toujours être présenté comme professeur de science politique à Paris X Nanterre. Je collabore ainsi assez régulièrement au Monde Diplomatique. Par ailleurs, mes compétences en commentaire électoral ont suscité des collaborations avec certaines rédactions et notamment celle de France Culture sur les élections des années récentes. Enfin, mon travail sur les sondages m’a aussi amené à intervenir dans les médias écrits, radios et télévisés comme dans des établissements scolaires les plus divers (grandes écoles, universités ou lycées) pour mener une critique des sondages au nom de la rigueur du travail scientifique.

CURRICULUM VITAE

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GARRIGOU Alain

Né le 10 juin 1949

Cressensac (Lot) – France

Nationalité française

Agrégation d’Histoire (1975)

Doctorat d’Etat de Science Politique (1979)

Agrégation de Science Politique (1989)

1975-1977 – Professeur d’Histoire de l’enseignement secondaire (Lycée Technique d’Aulnay-sous-Bois)

1977-1989 – Chargé de Recherche (Fondation Nationale des Sciences Politiques – Institut d’Etudes Politiques de Bordeaux)

1989-1992 – Professeur de Science Politique à l’Université des Sciences Juridiques, Administratives et Politiques de Nice

1992-2002 – Professeur de Science Politique à l’Université de Paris X Nanterre

1995-2000 – Responsable du DEA de Politique comparée et Sociologie politique et de la formation doctorale de science politique (Université de Paris X Nanterre)

2002-2004 – Délégation au CNRS (Centre de Sociologie Européenne)

2004-2008 – Professeur de Science politique à l’Université de Paris X Nanterre

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TRAVAUX  ET  PUBLICATIONS

– Thèse Doctorat d’Etat: Les cadres: une mythologie politique contemporaine, Bordeaux, 1979.

– « L’information sportive dans la presse locale » in L’information locale (A. Mabileau, A.J. Tudesq, dir.), Paris, Pedone, 1980

-Compte-rendu du livre de Claude Nicolet, L’idée républicaine en France, Gallimard, >1981, Revue Française de Sociologie, 1982.

– « Socialisme et loisirs au XIX° siècle » in Oisiveté et loisirs dans les sociétés occidentales au XIX° siècle (A. Daumard dir.), 1983.

Le rugby démêlé. Essai sur les associations sportives, le pouvoir et les notables (en collaboration avec J. P. Augustin), Bordeaux, Le Mascaret, 1985

– « Vote et conjoncture politique » in Explication du vote, (D. Gaxie, dir.), Paris, Presses de la FNSP, 1985.

– « La naissance du mouvement associatif sportif sous la III° République en Dordogne » in La naissance du mouvement associatif sportif en France (P. Arnaud, J. Camy, dir.), PUL, 1986

– « Les dirigeants sportifs et leurs pratiquants » (en collaboration avec J. P. Augustin), Les cahiers de l’Animation, n° 54, 1986.

– « Fête, travail et athlétisme: les enjeux des styles de jeu » in Sport et changement social, Bordeaux, 1987.

– « Le vote des chômeurs » (en collaboration avec B. Lacroix), Les Temps Modernes, nov.-déc. 1987.

– Co-direction atelier ECPR sur les associations volontaires, contribution « Nouvelles réflexions sur les créations associatives », Les Cahiers de l’Animation, 63, 1987.

– « Le secret de l’isoloir », Actes de la Recherche en Sciences Sociales, 72, mars 1988.

– « A Strategic Analysis of a Political Scandal: the case of Carrefour du Développement » (ECPR Amsterdam, 1987), in Corruption and Reform, 4, 1989.

– « La construction de l’objet pouvoir chez Marc Bloch et Lucien Febvre », Politix, 6, 1989

– « Le politologue aux archives », Politix, 6, 1989.

« Quand le scandale dérive: remarques sur la dynamique des mobilisations politiques », Atelier Congrès Société Française de Sociologie, septembre 1989.

– « Inventions et usages de la carte électorale », Politix, 10/11, 1990.

– « Le brouillon du suffrage universel. Archéologie du décret du 5 mars 1848 », Genèses, 6, 1991.

– « Le boss, la machine et le scandale. La chute de la maison Médecin », Politix, 17, 1992.

– « Le président à l’épreuve du scandale », Atelier sur l’institution présidentielle (Congrès Association Française de Science Politique)

– in Le président de la République (B. Lacroix, J. Lagroye Dir.), Paris, Presses de la FNSP, 1992.

Le vote et la vertu. Comment les Français sont devenus électeurs (1848-1914), Paris, Presses de la FNSP, 1992.

– Rapporteur général table ronde « Politique et jeu », Congrès Association Française de Science Politique, Paris, septembre 1992 ; contribution « La construction du paradigme ludique ».

– « Vivre de la politique. Les « quinze mille », le mandat et le métier », Politix, 20, 1992.

– « Le scandale politique comme mobilisation » in Action collective et mouvements sociaux (François Chazel dir.), Paris, PUF, 1993.

– « La construction sociale du vote. Fétichisme et raison instrumentale », Politix, 22, 1993.

– « Pension, corruption, trahison: le cas de Mirabeau », Scalpel, n° 1, 1994.

– « Un document d’André Siegfried », Scalpel, n° 1, 1994.

– Co-organisation colloque « Norbert Elias et l’analyse politique » (avril 1994) ; contribution : « Le grand jeu de la société », 16-17 avril 1994

– « Accouchement et ordre social : pour une anthropologie de la naissance », Congrès international des sages-femmes, mai 1994, (Sages-femmes international, n° 3, juillet-août 1994).

– Co-auteur documentaire télévision « Votez pour moi. Histoire des campagnes électorales en Europe depuis 1848 », Diffusion sur Arte le 9 mars 1995.

– « L’initiation d’un initiateur. La conversion d’une expérience électorale : André Siegfried », Actes de la Recherche en Sciences Sociales, 106, mars 1995.

– Co-auteur documents pour la couverture des élections présidentielles de mai 1995 (France2).

– Compte-rendu du livre de Norbert Elias et Eric Dunning, Sport et civilisation, Fayard, 1994 in Politix, 30, 1995.

– Compte-rendu du livre de Christophe Lamoureux, La grande parade du catch, Toulouse, Presses Universitaires du Mirail, 1993 in Revue Française de Sociologie, 1996

Norbert Elias. La politique et l’histoire (sous la direction de Alain Garrigou et Bernard Lacroix), Paris, La Découverte, 1997.

– Organisation des Entretiens Franklin (1ère édition), « Santé publique et sociétés », Paris, 5-6 juin 1996. Auteur de l’introduction « Penser la santé » et de la contribution « Eau de vie, eau de mort. La leçon de morale ».

– Organisation des Entretiens Franklin (2ème édition), « Les politiques de santé publique », Paris, 26-27 mars 1997. Communication (en collaboration) : « Crise de la santé, crise de l’Etat-providence ».

– Co-organisation du colloque pour le centenaire de la naissance de Norbert Elias, « La construction de l’Etat parlementaire », GAP-Fondation Elias, Paris, 15-16 mai 1997. Contribution (en collaboration) : « Comment la démocratie vient aux enfants ».

– Contribution « Clientélisme et vote dans la République» au colloque sur la politique clientélaire (CEPEL Lille – CRAPS Montpellier), Lille, juin 1997.

– Contribution « Les manières de la politique : conviction et rationalité », Elias Centenary Fundation Conference, Bielefeld, 20 – 22 juin 1997.

– Organisation des Entretiens Franklin (3ème édition), « Le malaise alimentaire », (Co-organisation Franklin, GAP-Paris X Nanterre, LASP-Paris X Nanterre, Le Monde de l’Education), Paris, 8-9 avril 1998, à paraître en 2000 sous la direction de Alain Garrigou.

– Organisation conférence Norbert Elias, « Sommes-nous civilisés ? Bilan du vingtième siècle », (Co-organisation Franklin – Le Monde de l’Education), Paris, 10 avril 1998. Contribution : « Avons-nous perdu le sens de l’histoire ? »

– Organisation colloque « Le suffrage universel : 1848-1998 », (DEA Politique comparée, GAP, LASP Paris X Nanterre), Paris, 23 avril 1998 Contribution : « L’invention du suffrage universel (février-avril 1848) »

–  « Il voto in Francia durante la Terza Republica », Quaderni Storici, 97, aprile 1998.

– « Les classes moyennes dans l’histoire et l’histoire des classes moyennes », in Pierre Guillaume (dir.), Histoire et historiographie des classes moyennes dans les sociétés développées, Bordeaux, Maison des Sciences de l’Homme d’Aquitaine, 1998.

– « Vote et clientélisme sous la IIIème République » in Jean-Louis Briquet, Frédéric Sawicki (dir.), Le clientélisme politique dans les sociétés contemporaines, Paris, PUF, 1998.

« Pourquoi n’en avons-nous jamais fini avec la corruption » in Anne Deysine (dir.), Argent, politique et corruption, Université de Paris X Nanterre, 1999.

– Organisation des entretiens Franklin (4ème édition), « Santé et presse », 8-9 avril 1999, à paraître en 2001 sous la direction de Patrick Champagne.

– « Comment devient-on un classique ? L’exemple de Norbert Elias », communication au colloque Norbert Elias (sous la direction de Simoneta Tabboni), Université de Paris VII, octobre 1999, Tumultes, 15, octobre 2000.

– « Un jeu presque parfait : l’exemple du rugby », communication aux entretiens de l’INSEPS, 17-18 février 2000

– Organisation des entretiens Franklin (5ème édition), « Qu’est-ce qu’une drogue ? », 26-27 avril 2000, paru en 2001, sous la direction de Howard S. Becker, Paris, Atlantica

– La santé dans tous ses états, Alain Garrigou (dir.), Atlantica, 2000, 362p.

– Organisation des entretiens Franklin (6ème édition), « Food and Public Trust » (dirigé par Stephen Mennell et Ann Murcott), 26-27 avril 2001

– Les élites contre la République. Sciences Po et l’ENA, Paris, La Découverte, 2001, 242 p.

– « Mourir pour des idées. Les récits de la mort de Baudin », colloque Lyon « Comment meurt une République » (3-4 décembre 2001), publié sous le titre : Comment meurt une République. Autour du 2 décembre, Paris, Créaphis, 2004

– Histoire sociale du suffrage universel en France. 1848-2000 (édition revue et augmentée de Le vote et la vertu), Paris, Seuil Points, février 2002, 368 p.

– « Un jeu presque parfait. Pourquoi les règles sportives changent », Revue Juridique et Economique du Sport, mars 2002, p. 7-26

– Colloque CIERA sur les élites en Allemagne et en France, décembre 2002. Contribution « Les élites au défi du mérite », Allemagne d’aujourd’hui, 2005

– « Les sondages politiques », n° 884 de Problèmes politiques et sociaux, janvier 2003, La Documentation française

– « Les mœurs de la politique : maîtriser les passions », in Jacques Lagroye, La politisation Paris, Belin, 2003, p. 9-29

– « Qu’importe l’opinion ? Les gouvernants et l’intervention en Irak (2003) », communication à Genesis, usos y formas de la opinion publica contemporeana, Universidad de Chile-Universidad Diego Portales, Santiago du Chili, 6 octobre 2003

– « Un jeune homme en colère », Rencontres avec Pierre Bourdieu, sous la direction de Gérard Mauger, 2005

– « Illusio in Sport », (contribution à l’hommage à Eric Dunning), Sport and Society, 2006 October,

– L’ivresse des sondages, Paris, La Découverte, 2006, Traduction en espagnol, La embriagadez de las encuestas, Edition LOM, Santiago du Chili, 2008

– Les secrets de l’isoloir, Paris, Editions Thierry Magnier, février 2008

– Mourir pour des idées, Paris, à paraître en 2009

– La politique en France, Collection Grands Repères, La Découverte, à paraître en 2009

– Le tour du monde de deux enfants, Paris, La Découverte, à paraître en 2009

– « Les sondages d’opinion », « Howard Becker », « Norbert Elias », Jack Goody pour Encyclopedia Universalis

– Articles pour Le Monde Diplomatique et diverses contributions à la presse écrite

Assignation en justice de Laurent Joffrin, Alain Garrigou et Libération

Télécharger la lettre d’assignation (PDF) :

Assignation en justice de Laurent Joffrin, Alain Garrigou et Libération

Sondages:Buisson porte plainte Libération

LeJDD.fr

Politique |  09/11/2009 – 17:32

Sondages:Buisson porte plainte Libération

Patrick Buisson, le directeur général de la société de conseil Publifact porte plainte contre Libération pour diffamation et injures à la suite d’un dossier du quotidien sur ses activités auprès du président Nicolas Sarkozy et sur l’achat par l’Élysée de sondages d’opinion. Dans le droit de réponse qu’il demande à Libération de publier, il conteste notamment comme « totalement fantaisiste et très éloigné de la réalité » le montant (190 000 euros), mentionné par Libération, de prestations de l’institut de sondages OpinionWay facturées à Publifact en 2008.