Droit de réponse de Patrick Buisson publié dans Libération 13 novembre 2009

Droit de réponse de Patrick Buisson publié dans Libération 13 novembre 2009

Droit de réponse.

« Dans les deux développements consécutifs que vous avez cru devoir consacrer aux « sondages de l’Elysée », vous n’avez à aucun moment indiqué que la mission que j’ai exercée dans le cadre de la société Publifact, aux termes de la convention passée le 1er juin 2007 avec la présidence de la République, comportait deux volets distincts : le premier concernant le conseil politique et stratégique, le second, une mission de direction des études incluant entre autres le recours aux enquêtes d’opinion. C’eût été pourtant un éclairage pertinent pour en expliquer le fonctionnement à vos lecteurs. Ils auraient alors compris que les instituts n’étaient pour Publifact que des sous-traitants techniques et les sondages une composante beaucoup plus vaste couvrant le suivi de l’opinion pour le compte de la Présidence. Tout cela était pourtant clairement exposé dans le rapport très précis du rapporteur spécial de la Commission des finances, Monsieur Jean Launay, dont vous semblez n’avoir fait qu’une lecture partiale, partielle et sélective. J’ajoute que le montant des prestations facturées à mon cabinet que vous attribuez à OpinionWay pour l’année 2008 (190 000 euros), et qui sert de clé de voûte à votre « démonstration » est totalement fantaisiste et très éloigné de la réalité. Sur ce point, vous vous contredisez d’ailleurs sur les chiffres entre le corps de votre article et votre infographie du haut de la page 3 en présentant ainsi en toute incohérence ce chiffre de 190 000 euros comme se rapportant tantôt à une prestation tantôt à une autre d’un montant presque 3 fois inférieur. Enfin, non content d’égarer vos lecteurs par ces omissions et ces données erronées par votre rédacteur sans la moindre réserve, vous en concluez que le rôle de mon cabinet s’apparentait à celui d’une société refacturant des sondages avec une « marge de 83% » tandis que l’un de vos intervenants aligne par ailleurs dans une méconnaissance totale des outils et du dossier, un nombre impressionnant d’erreurs factuelles, de contre-vérités, et d’insinuations fallacieuses ou injurieuses. Toutes ces raisons d’une éminente gravité m’ont conduit à charger mon conseil, Maître Gilles William Goldnadel de vous assigner ainsi qu’un certain M. Garrigou en diffamation et injures publiques. »

Patrick Buisson.

Notre réponse. Dans notre article du 5 novembre, nous avons bien précisé la double « mission » de Patrick Buisson, citant d’ailleurs le directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy, Christian Frémont, lors de son audition devant les députés de la commission des finances de l’Assemblée nationale. Par ailleurs le montant de prestations facturées au cabinet de Patrick Besson, Publifact, en 2008 (190 000 euros) n’a pas été inventé par nos soins….dans une tribune publiée dans Le Monde, du 31 juillet 2009, le président de l’institut OpinionWay, Hugues Cazenave et son vice-président exécutif, Denis Pingaud, affirmaient qu’ « OpinionWay a facturé en 2008, au cabinet-conseil moins de la moitié de la somme évoquée par La Cour [des comptes] – 392 000  euros. » Soit moins de 196 000 euros…Une erreur s’est en effet glissée dans notre infographie du 6 novembre. Le prix de 190 000 euros devant être attribué à 110 études vendues par OpinionWay à Publifact et non pas aux seuls « 41 Politoscope » comme nous l’avons écrit.

Contacté à plusieurs reprises depuis cet été. Patrick Buisson a toujours refusé de répondre à nos questions. Enfin, en commission élargie de l’Assemblée le jeudi 5 novembre, Henri de Raincourt, ministre des Relations avec le Parlement, a déclaré : « Les chiffres publiés par Libération sur les sommes versées à Publifact sont exacts ».

Publicités
%d blogueurs aiment cette page :